25 septembre 2005

De pouvoir à vouloir...

De pouvoir à vouloir…

C’est à grands pas marqués que raison retrouvée
Nous allons clore à trois la semaine achevée
L’amour ne pardonne pas toutes les erreurs
Mais à grands flots de mots il sait taire les pleurs.

Sur les ruines semestrielles de l’année
De nos cœurs, de nos âmes et des fleurs fanées
Nous parvenons à redécorer la maison
Une pincée de raison et notre passion.

L’une reprend pied dans les sables mouvants
La seconde nous guide malgré si peu d’ans
La troisième tend la main vers le monde adulte
La sainte trinité, usée, enfin exulte.

« Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous »*
C’est le raisonnement qui boute le courroux
Là encore sont les mots chuchotés qu’on avoue
Qui panse un peu les plaies, honni le peu ou prou.

Pierre d’achoppement nous hisse toutes trois
Vers la raison gardée en amour de sang froid
Rien n’est résolu, à peine esquissé
Mais tout ce qui nous lie est un secret tressé…

*P. Verlaine

Réponse de Paprikadou

Posté par Chris_ à 12:56 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


Commentaires sur De pouvoir à vouloir...

    quel pardon?

    pourquoi l'Amour devrait-il pardonner
    aucune erreur ne peut jamais l'effleurer
    on appelle Amour tout et rien
    on se demande si on sait bien

    ce que peut être ce sentiment
    auquel on aspire si souvent
    le seul indice dont on dispose
    c'est le ressenti de ce genre de choses

    comme tu n'investigues pas profond
    ce qui remonte te semble bon
    pourtant quelle erreur tu fais là
    d'appeler Amour ce que tu vois

    si tu savais de quoi tu parles
    tu n'emploierais jamais le mode oral
    mais tu préfères te contenter
    de quelques affects à bon marché

    le monde est si déraisonnable
    pourquoi t'assois-tu à sa table
    rien n'est plus beau que de vivre d'Amour
    surtout qu'il rime avec toujours

    arrête de consulter le lointain
    par là n'existe aucun chemin
    examine plutôt en ton sein
    ce qui est et ne demande rien

    identifie avec clarté
    ce mot d'Amour dont tu as qualifié
    certains de ces succédanés
    l'Amour n'a pas besoin d'altérité

    Posté par gmc, 25 septembre 2005 à 18:02 | | Répondre
  • De pouvoir à vouloir…

    UN JOUR…

    Fumé et vapeur
    Voir et revoir
    Senteur et relent
    Les chevaux défilent
    Bien des choses se font
    Comme il fait bon rigoler !
    Tout se consume latent
    Un jour est déjà là
    De rires et de dérisions
    Le jour et déjà là…

    Armand Rothan Manny

    Posté par manny, 12 novembre 2005 à 03:59 | | Répondre
  • Ah ! Que la pensée est belle

    Quand on se trempe dans la poésie, on touche les limites de son âme...
    Et ne peuvent se comprendre que ceux qui ont touché cette profondeur…

    Je vous invite à visiter... "De l'ivresse des sens" au "Chat lumière"...
    Raccourci vers : http://www.blogg.org/blog-22449.html#

    Ou bien tapez : armand rothan dans un moteur de recherche (Google)
    Puis vous cliquez sur le résultat de la recherche, intitulé: Mister Jones

    Vous pouvez m’écrire : armanny@tiscali.fr

    Ah ! Que la pensée est belle
    Quand on lui trouve des images...
    Aimez les jardins, la pluie,
    Les orages, la vague des saisons...
    Le voile d'un sourire,
    Le langage des fleurs,
    Les choses muettes...
    Toujours, derrière les nuages,
    Existera ce même soleil...

    Armand Rothan Manny

    Posté par Armand Rothan Ma, 19 avril 2006 à 18:55 | | Répondre
  • Coléreuses...

    La falaise se jette dans le vide de l'écume rieuse.Voleur à voler ; l'oiseau, étoile du vent,Se repose des glissades dans le ciel bleu touchantL'immense déchaînement des vagues coléreuses...

    Armand Rothan Manny

    Posté par Armand Rothan, 06 janvier 2007 à 02:33 | | Répondre
  • SPHÈRE...

    SPHÈRE...

    L’obscurité se constelle;
    D’une pâleur lunaire montante,
    Si cristalline qu’elle révèle
    Des émotions troublantes.

    Les sarments d’enracinement
    Puisent la terre nourricière,
    Vers ces creux d’enfoncement
    Aux forces de l'éclat stellaire.

    D’un halo sorti des brumes,
    Un sensuel désir m'électrise ;
    Quand de malins lutins allument
    Là-haut toutes les étoiles indécises…

    Armand Rothan Manny

    Posté par Armand Rothan, 29 avril 2007 à 22:11 | | Répondre
  • DIEU DE FEU...

    DIEU DE FEU...

    Les airs doucereux de pianos se mélangent
    A l'indéfini légèreté des histoires vécues,
    Où les éclats élevés des ferveurs s'allongent
    A la seule démesure des confusions mises à nu.

    La fleur se fait belle de sa simple humilité,
    Elle sait se faire miroiter dans la folie bleue;
    Celle que le ciel et ses nuages d’un son d'été
    Laissent scintiller et fredonner au fond des yeux.

    Vomir le temps incessant de la révolte larvée,
    De tout son saoul au jour le jour débordant,
    Pour habiter l'éternité, joie de l'instant,
    Où la peau va s’offrir au soleil, Dieu de feu...

    Armand Rothan Manny

    http://armanny.blogg.org

    Posté par Armand Rothan, 07 juin 2007 à 21:32 | | Répondre
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