Christine Lebrasseur

"Elle sait... C'est Elle"

27 juillet 2005

Caroline...

gentil_coquelicot

Caroline…

Connaissez vous l’histoire de la rouge Caroline ?
Non elle n’est pas russe, ni rousse, ni indienne
C’est l’amie mensuelle de toute féminine
La règle incontournable : au moins une semaine.

Toutes celles qui ont choisi le naturel
Ou ne sont pas trop âgées pour le mensuel
Connaissent Caroline dès l’adolescence
C’est elle qui nous extirpe de notre enfance.

Souvent elle prévient quelques jours à l’avance
De son arrivée proche avec un lot de maux
Dominatrice innée, elle nous fait souffrir
Et sans avoir le choix nous devons la subir.

Lorsqu’elle s’installe enfin, squatteuse parasite
Elle joue sur notre humeur, impose sa visite
Et s’écoulent les jours, et gonflent les minutes
Durant cinq jours elle est cause de toute dispute.

Il est le plus souvent si bon d’être une femme
Mais estimez vous heureux Messieurs, car vos Dames
Rougissent de connaître Caroline la rose
Qui lorsqu’elle partira laissera l’amie Nopause !

Photo et texte © L.C.

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26 juillet 2005

Green Tears...


Parce qu'il est des heures vespérales où la solitude est si pesante que la beauté des choses elle même se couvre de larmes...


Photo et texte@L.C.

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25 juillet 2005

L’aube d’une fête…


L’aube d’une fête…

« Ici tout n’est qu’ordre et beauté… »

Pour la première fois depuis bien des mois
Je sens ce que le poète rimait ainsi
Seule devant cette aube au milieu des bois
La maison familiale encore endormie.

Alors que dans le noir je cherchais à tâtons
A surprendre le jour pointant à l’horizon
Je dérangeais la biche volant quelques pommes
Qui disparut en bramant comme l’on sermonne.

Avant même que le premier rai soit pointé
Le coq au loin à la ferme déjà chantait
Il réveilla les chiens qui prirent le relais
Et les oiseaux diurnes, leur premier couplet.

La lune, encore de garde, se laissa mirer
Et armée de mes « yeux » je pus la capturer
En moins de temps qu’il ne faut pour trouver les mots
Le ciel était déjà bleu et le temps au beau.

Il n’était pas sept heures et déjà tant de vie
Que je me laissais surprendre à sourire, ici,
Dans cette maison où c’est si souvent l’ennui
Qui me faisait attendre avidement la nuit.

Sensations perdues depuis bien trop longtemps
Je trouve la sérénité et l’air du temps
Le goût du calme et je réalise et comprends
Ce que sont venus là, rechercher mes parents.

La cloche de l’église réveille les gens
Et déjà j’ai vécu deux heures de doux moments…

Photo et texte@L.C.

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And the 6.000ème is...


Ce matin je tiens à lever mon verre (de café je l'admet...) :

  • Au 100ème post déposé le 23 Juillet à 9h28
  • A la 6000ème page lue par :

23 Jul, 17:54:15 - 10 pages - Numeric - 83.2xxxxxx.153
via www.google.fr - Win XP -  Explorer 6.0

  • Aux 4 principaux blogs référents qui (hormis, Canalblog, Google, Blogg.org, etc...) génèrent un traffic important sur mes "rimailles picturales"
  1. mendiant.canalblog.com
  2. babouineries.tooblog.fr  (hélas cloturé depuis quelques semaines...)
  3. mademoisellec.over-blog.com
  4. desmotsdemos.skynetblogs.be

A tous ceux là et à Vous ... Merci...

Chris

Photo©L.C.

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23 juillet 2005

Bonheur ou mots…


Bonheur ou mots…

Les maux m’ont oubliée et j’ai perdu ma plume
Désintoxication, je ne sens plus, je hume
A peine l’air du temps, les dialogues intérieurs
Je n’ai plus faim ni soif, je n’ai même plus peur.

La poésie n’est elle vouée qu’aux douleurs ?
Quand l’orage est passé, plus de vent, plus de heurt ?
N’est elle que du sang d’encre rougie de maux ?
Je rencontre Musset mais j’y perds mon Rimbaud.

La lune s’est tapie, laissant la voûte immense
Aux petites étoiles, aux tendresses qui pansent
Pour l’avoir tant aimée, Hécate pacotille
Ne plus la vénérer rend trop douce la vie.

Jean qui rie ou qui pleure, adage du passé
Est hélas bien réel et d’actualité
Quand tout est trop serein, j’avoue j’en ai assez
Mais quand le noir domine c’est trop agité.

Dieu qu’il est difficile de trouver le chemin
A en regretter les maux qui guidaient ma main
Si un jour je retrouve plein bonheur de vivre
Je sais que je ne pourrais plus jamais écrire…

Photo et texte© L.C.

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Coeur d'or et de pierre...


Elle prend, jamais ne donne, sangsue au coeur de pierre
Incapable d'aimer au-delà du pervers ...

Photo et texte © L.C.

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20 juillet 2005

Anamnèse…

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Anamnèse…

Multiple vagabonde au visage marqué
Les traits encore tirés des épreuves passées
Souvenirs et histoires en mémoire éthérés
Peu de faim, trop de fins sur son corps fatigué.

Ascèses, isolements, successifs, douloureux
Amours d’aubes anciennes, abandonnée trop peu
De vestale des crépuscules aux maux douteux
En simple brebis des aurores de cieux bleus.

De châteaux en tanières, de palais en prisons
De riches gentilhommes en gueux de déraison
Dédale sans issue, de bien trop de passions
Pour retrouver un jour l’entrée de sa maison.

Ultime St Graal, calice de quiétude
Chevaliers sans armure à l’épée émoussée
Au tableau du vivant de tant d’années d’études
De son propre univers en égotiste née.

Etrange succession de mots penserez vous…
Relisez les encore, c’est un peu de nous tous…

Photos et textes © L.C

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19 juillet 2005

Ô doute ennemi…

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Ô doute ennemi…

Lorsque l’on a vingt ans et que l’on devient père
Sans l’avoir approuvé, s’y être préparé
Quand la femme qu’on aime soudain devient mère
Que rien n’effraye plus que cette trinité,

Quand on n’a pas encore construit sa propre vie
Que l’on se cherche encore de déprimes en envies
Que l’on doute de soi et de son avenir
Que brusquement tout peux virer meilleur ou pire,

Quand la colère jaillit contre tous, contre soi
Qu’on ne contrôle plus cet ego ni ce « moi »
Qu’on a pourtant à portée de main et de doigt
Tout pouvant faire le bonheur qu’on ne voit pas,

Lorsque l’on est jamais qu’un nounours au cœur tendre
Avec de l’amitié, de l’amour à revendre
Que l’on ne se voit pas dans le miroir des yeux
De ceux qui nous entourent et nous voudraient heureux,

Il n’y a qu’une issue et qu’un seul point d’ancrage
Observer le regard de cet ange si sage
Pour qui l’on est un Dieu, un exemple, un miracle
Et pour chacun de nos mots sera oracle.

Cet amour là jamais tu ne le trouveras
Ailleurs que lorsque tu le prendras dans tes bras
Qu’il te sourira sans calcul et sans question,
C’est dans sa main tendue que se trouve la raison…

A Manu et Matteo…

Photos et textes © L.C

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18 juillet 2005

Petits cailloux poussés...

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Petits cailloux poussés…

La vie peut être belle, agréable et douce
Comme au pied du chêne un vert tapis de mousse
Comme un soleil perçant la futaie assombrie
Comme un vin tapissant des papilles averties.

C’est le sourire d’un homme les mots de ses yeux jais
Ses mains sur votre joue vous confiant ses secrets
Les pauses qu’il vous offre dans son monde agité
Ses îlots personnels, ses cadeaux apaisés. 

Le rire d’un enfant éclatant en myriades
De petits bonheurs purs, de tendresse en pléiades
Ses yeux émerveillés de la moindre grimace
La menotte tendue comme un état de grâce. 

Quand l’encéphalogramme plat de toute vie
Revit par petits pics, espacés mais présents
Que vous vous réveillez de nouveau dans l’envie
De traquer sur votre chemin ces cailloux blancs…

 

(ce texte a été écrit jeudi, pourquoi cela dure t il si peu… ?)

Photos et textes © L.C

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17 juillet 2005

Toile filante...

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Toile filante…

A grands coups de pinceaux sur la toile d’argent
Il répandit la vie, la couleur et le temps
De grands gestes violents, sans pensée, sans structure
Echappant la raison en jets de folie pure.

Puis par prudentes touches sur les gris coulements
Suivant les rais d’argent il posa doucement
Les filets d’or, de pourpre et de bleu outremer
Habillant ça et là d’une touche de vert.

Il s‘éloigna du chevalet persuadé
Qu à coups de couleurs vives il avait imprimé
Un jardin joie de vivre aux fleurs ensoleillées
Dont la seule vue suffirait à émerveiller.

Mais les couleurs filantes s’étaient échappées
Des tracés appliqués et s’étaient mélangées
Une mélasse noire avait remplacé
Les nuages orangés en orage grondé…

Photos et textes © L.C

Posté par Chris_ à 09:28 - Emois j'écris... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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